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CHASSEURS DE DRAGONS (2008) Guillaume Ivernel et Arthur Qwak
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Zoé est une petite fille qui croit aux légendes, pas parce qu'elle est naïve mais parce les légendes, elle aime ça. Afin d'aider son oncle le Seigneur Arnold à se débarrasser d'un terrible dragon, Zoé se met en tête de trouver des héros. Et quand elle tombe sur Gwizdo et Lian-Chu - deux chasseurs de dragon à la petite semaine - et bien tant pis, Zoé décide d'y croire quand même !

Très beau film d'animation français que ce Chasseurs de Dragons, dont je n'aurais pas fait l'acquisition sans avoir lu quelques critiques élogieuses à son sujet. C'est donc très beau en tout cas visuellement, on voyage dans un univers de pure fantasy, très mignon et ultra-coloré où les personnages vont et viennent à leur guise sur des bouts de terrains en forme de minuscules planètes qui flottent dans les airs, et ceci fût pour moi une jolie trouvaille. On nous mitraille d'images absolument magnifiques, les dessins sont somptueux autant aux premiers qu'aux seconds plans, et chaque scène correspond comme à un monde différent, avec son ambiance et ses couleurs appropriées, et au niveau de la coloration c'est éblouissant. Pour ce qui est de l'animation en elle-même de la part du studio Futurikon j'ai trouvé ça très correct, et il n'a pas à rougir de sa performance face aux géants Pixar ou Ghibli. Le mélange d'aventure et d'humour fonctionne malgré une intrigue très classique, les dragons sont bien fait - les petits électrisants, le gros en chauve-souris, et surtout le boss squelettique de fin - et les moments d'actions captivants. Les personnages, d'un design qu'on adhère ou pas, sont sympathiques sans être extraordinaires, assez caricaturaux je dirais : le héros asiatique balèze qui parle peu (mon préféré évidemment), le meneur grêle et lâche qui ne pense qu'à l'argent, un dragon pour animal de compagnie qui ressemble plus à une peluche, et une jeune fille qui piaille sans cesse à la recherche de sensations fortes. Somme toute, j'approuve largement ce long-métrage comme un divertissement plaisant à souhait, qui de plus propose un bon doublage.
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TRUE GRIT (2010) Joel et Ethan Coen
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1870, juste après la guerre de Sécession, sur l'ultime frontière de l'Ouest américain. Seul au monde, Mattie Ross, 14 ans, réclame justice pour la mort de son père, abattu de sang-froid pour deux pièces d'or par le lâche Tom Chaney. L'assassin s'est réfugié en territoire indien. Pour le retrouver et le faire pendre, Mattie engage Rooster Cogburn, un U.S. Marshal alcoolique. Mais Chaney est déjà recherché par LaBoeuf, un Texas Ranger qui veut le capturer contre une belle récompense. Ayant la même cible, les voilà rivaux dans la traque. Tenace et obstiné, chacun des trois protagonistes possède sa propre motivation et n'obéit qu'à son code d'honneur. Ce trio improbable chevauche désormais vers ce qui fait l'étoffe des légendes : la brutalité et la ruse, le courage et les désillusions, la persévérance et l'amour...

Magnifique en tout point, un véritable chef-d'œuvre d'une histoire classique - adaptée du roman éponyme sorti en 1968 - mais décorée d'une mise en scène proprement hallucinante des frères Coen, alliée d'une photographie somptueuse de la part de Roger Deakins jusqu'à la bande-originale signée Carter Burwell, et doté d'un casting époustouflant avec Jeff Bridges en tête, phénoménal en vieux briscard alcoolique répugnant dont la réputation de marshal coriace, sans pitié mais au bon cœur le rend respectueux voire attachant, mais aussi l'inconnue Hailee Steinfeld qui impressionne pour son jeune âge - 13 ans à l'époque du tournage - et l'audace de son personnage, sans oublier le toujours excellent Barry Pepper, et Matt Damon et Josh Brolin, et tous incarnent leur rôle avec une justesse folle ! Ce n'est pas le genre de film qu'on voit et qu'on oublie aussitôt, True Grit me restera longtemps gravé comme un des meilleurs westerns que j'ai pu voir où chaque plan m'a ébloui, sans qu'il y en ait un à jeter. La reconstitution de l'Ouest américain et les paysages, la gestion de l'espace des cinéastes, le moindre cadre, les bruitages, je me souviens de chaque scène et elles sont toutes d'une beauté stupéfiante. D'un récit simple où l'innocence flirte avec le monde adulte pour une vengeance, l'intrigue est passionnante de bout en bout avec en plus une forte puissance émotionnelle de par l'image et les dialogues. Quand je repense à Little Blackie, je souffre pour lui... Un des rares longs-métrages auquel j'accorde la note suprême. PERFECT !
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THE KILLER (1989) John Woo
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Comment un tueur à gages, décidé à changer de vie va, lors de son dernier contrat, provoquer la cécité d'une jeune chanteuse. Pour trouver l'argent nécessaire à l'opération de la jeune femme, il accepte un autre contrat.

The Killer n'est pas mon favori du cinéaste, lui préférant Une Balle dans la Tête, mais il reste quand même le summum du polar ultra-violent hongkongais voire du polar tout court. J'avais l'intention de regarder la version longue mais je n'ai pas supporté ses sous-titres sur cadre gris qui prend tout le bas de l'écran, je me suis donc rabattu sur le version internationale. La brutalité des nombreuses scènes de gunfights est tellement bien foutue ! Il est indéniable que le cinéaste a une vraie maîtrise de la mise en scène, utilisant pleinement l'espace disponible, trouvant toujours les angles parfaits et gavant son métrage de ralentis jamais insupportables. Les décharges de balles sont énormes mais j'avoue que plus ça détone plus c'est bon ! Malgré la virulence des scènes d'actions ça reste une œuvre pleine de sentiment, avec une histoire d'amour et d'amitié tragique, parfois improbable (celle du tueur et du flic), que les musiques et chansons pas joyeuses rendent si émouvantes (je suis un sensible moi). Le film n'aurait peut-être pas eu autant de succès sans l'incroyable prestance de Chow Yun-Fat, cet homme c'est la classe ultime, c'est le charme allié au Code d'honneur du tueur à gages ! Et globalement tous les acteurs sont excellents. Alors on pourrait bien lui reprocher des raccords approximatifs, des playbacks pas crédibles (lorsque Jeff joue de l'harmonica) ou des bruitages vieillots, mais tout ça est tellement minime par rapport à ce qu'il nous est offert.
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BLACK DEATH (2010) Christopher Smith
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Angleterre, 1348. Alors qu’une épidémie de peste bubonique ravage le pays, Osmund, un jeune moine, reçoit la mission d’accompagner un groupe de chevaliers mené par le redoutable Ulric pour enquêter sur d’étranges phénomènes se produisant dans un petit village reculé. Il semblerait en effet qu’en ce lieu les morts reviennent à la vie...

Sorti directement en vidéo sans passer par la case cinéma, Black Death est un film absolument génial du cinéaste Christopher Smith responsable de Creep, Severance et Triangle, un petit chef-d'œuvre au contenu loin des batailles médiévales sanglantes auxquelles je m'attendais (il n'y en a qu'une et pas à la fin) mais qui propose une histoire totalement passionnante en pleine période de peste noire - d'où le titre - survenue au milieu du XIVè siècle, ère durant laquelle près de 50% de la population européenne fût décimée. Une aventure épique, violente et oppressante, dénuée d'héroïsme mais contenant son lot de scènes chocs, une traversée guerrières de contrée jonchée d'évènements malsains jusqu'à son dénouement et au-delà, somptueusement scénarisée où il est énormément question de religion, un dévouement corps et âme à Dieu de ces soldats chrétiens menés par un Sean Bean au charisme hors-pair qui devront faire face au fanatisme païen mené par une inquiétante mais toujours magnifique Carice Van Houten. Scénario possédant aussi des conséquences historiques vis-à-vis de cette pandémie comme ces flagellants, ces hommes traversant une rivière en se fouettant et chantant des cantiques pour expier leurs pêchés avant l'Apocalypse, ou cette femme suspectée d'avoir empoisonné un puits et qui se retrouve au bûcher. Une atmosphère froide et angoissante, renforcée par les musiques de Christian Henson et par un environnement, une reconstitution des décors et des costumes d'époque très bien travaillés, c'est ainsi esthétiquement très réussi et on s'y croirait (le village du Grand Marais est magnifique) ; quant à la réalisation si elle peut rebuter du fait qu'il n'y ait aucun plan fixe, la caméra étant constamment en mouvement, à mes yeux cela accentue le réalisme et la sensation d'être impliqué, d'être présent, d'assister au destin tragique de ces chevaliers. Tous les acteurs excellent même si j'ai mis du temps à juger Eddie Redmayne - qui incarne le personnage principal - sa tête ne me revenant pas mais il m'a convaincu au fur et à mesure de son périple. Au final, Black Death ne devient rien de moins qu'une nouvelle référence du film médiéval.
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INFECTÉS (2009) Àlex Pastor, David Pastor
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Quatre jeunes gens foncent sur l'autoroute en direction de l'océan, mais ils ne sont pas en route pour des vacances : ils tentent d'échapper à la fin du monde. L'espèce humaine est menacée par un virus mortel. Plus personne n'est à l'abri. Pour tenter d'échapper à la pandémie, Danny, son frère Brian, sa petite amie Bobby et une amie d'école, Kate, font route vers le sud-ouest des États-Unis. S'appuyant sur un souvenir d'enfance, Danny est convaincu qu'ils trouveront un refuge sur une plage de surfeurs isolée du golfe du Mexique. Là, ils pourront vivre à l'abri en attendant de revenir au monde. Leurs règles sont simples : prendre uniquement des chemins détournés ; éviter à tout prix les contacts avec d'autres humains. Pourtant, au fur et à mesure, leur rêve de survie va se heurter à des choix qu'aucun d'eux n'est prêt à assumer. Ils vont vite découvrir qu'aucun virus n'est plus dangereux que la part d'ombre qui sommeille en chacun de nous...

Un bon petit film d'horreur qui ne prétend pas transcender le genre mais qui à mes yeux a le mérite de proposer quelques moments réussis, mis en œuvre et scénarisé par des frères Pastor ayant fait leurs armes avec des courts-métrages. Infectés, ou les victimes d'un virus dont on ne connaît ni nom, ni origine ni vaccin, ayant décimé 99,9% de la population et en continuelle progression. Mais il s'agit moins d'expliquer un tel parasite que de mettre en évidence le comportement humain face à une contagion imparable synonyme d'apocalypse imminente, attitude étudiée avec réalisme où les momentanés rescapés s'échappent d'absolument tout porteur du mal, cruellement et désespérément, en quête d'une éphémère survie. Il n'y a aucune pitié, de tout âge une personne infectée se trouve impitoyablement abandonnée à son triste sort par les survivants et c'est ce qui m'a marqué, on assiste à des scènes terribles dans un monde de désolation où rester en vie est primordial quitte à devoir sacrifier quiconque représente une menace, hommes, femmes, enfants, d'une même famille parfois, et en ça le film dépeint très bien la véritable nature de l'Homme. Contrairement à 28 semaines plus tard ou REC, les contaminés ne deviennent pas agressifs, ils sont témoins impuissants de leur corps rongés par un mal inconnu et la moindre proximité sans protection minimum - un masque - suffit à devenir comme eux, alors les toucher... Je trouve les décisions des différents personnages très crédibles vis-à-vis de ce que serait la réalité en cas de pandémie mondiale avancée, il n'y a pas vraiment de gentils et de méchants et cela différencie Carriers - titre original - des autres films de virus et le rend singulier. Le casting se défend bien dont un Chris Pine, vu dans Star Trek et Unstoppable, jouant parfaitement son rôle de meneur con et gamin au point d'avoir envie de lui mettre des claques (ça prouve qu'il y a mis du cœur), ainsi que le convaincant Lou Taylor Pucci que je ne connaissais pas, et Christopher Meloni de New York Unité Spéciale qui se révèle excellent. En somme ce n'est pas une référence mais personnellement j'y ai trouvé mon compte grâce à une crédible atmosphère de fin du monde, avec des passages captivants voire tragiques et une très belle réalisation.

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